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Comme chaque année la Bravade est célébrée le 16, 17 et 18 mai.
Le 16 mai : Aubades aux autorités et chefs de Bravade. Réunion du corps Bravade. Prise de la pique et du drapeau. Bénédiction des armes.
Le 17 mai : Messe solennelle dite "des Mousquetaires", suivie de la procession générale à travers la ville le matin. L'après-midi grande Bravade, les bravadeurs font le tour de la ville et tirent des coups de tromblons. les déflagrations sont entendues jusqu'à minuit, heure de la rentrée du Saint Patron, c'est-à-dire Saint Tropez, dans la paroisse de la ville.
Le 18 mai : Messe d'actions de grâces à la chapelle Ste Anne, pique-nique, descente en farandole mouvementée.
En l'an 68 après Jésus-Christ, le Chevalier Torpès, natif de Pise, Intendant de l'empereur Néron, se convertit au Christianisme. Torpès, ayant refusé de renier sa nouvelle foi, Néron, furieux, ordonna de le décapiter. Sa tête, après avoir été précipitée dans l'Arno, fut recueillie par des mains pieuses; elle est aujourd'hui à Pise. Son corps, placé entre un coq et un chien au fond d'une barque vermoulue, fut abandonné au gré des flots et vint s'échouer le 17 mai sur les rivages d'Héraclée (ancien nom de Saint-Tropez, ce dernier dérivé de Torpès).
Pendant de nombreuses années, les pirates écumèrent les côtes méditerranéennes. Il devint nécessaire d'avoir un chef de guerre et, en 1558, le Conseil de la Communauté décida de désigner sous le nom de CAPITAINE DE VILLE, le chef de la milice locale chargé de recruter et commander les hommes nécessaires à la défense de la cité. Depuis cette date, chaque lundi de Pâques, le Conseil Municipal procède à l'élection d'un Capitaine de Ville.
Pendant plus d'un siècle, les Capitaines de Ville et leurs milices tropéziennes assurèrent la défense locale et s'opposèrent victorieusement aux nombreuses attaques venues aussi bien de l'intérieur que de l'extérieur. Les pouvoirs qui leur étaient reconnus dans la ville de Saint-Tropez furent confirmés par les lettres patentes de tous les Rois de France jusqu'à Louis XIV.
Sous le règne de celui ci, la milice locale fit place à une garnison royale installée à la Citadelle.
Mais en cessant de faire usage de leurs armes pour la défense de leur Cité, les tropéziens les conservèrent pour honorer leur Saint Patron.
Le Capitaine de ville continua à se mettre à la tête de la bravade, grande fête patronale du 17 mai et les habitants ne furent que plus zélés à reprendre, ce jour là, le costume et les armes qu'ils avaient jusqu'alors portés.
Depuis, la ville de Saint-Tropez voit, chaque année, ses habitants en armes revêtir leurs uniformes de soldats et marins et faire retentir leurs tromblons et fusils en l'honneur du SAINT, comme à l'époque où ils allaient au combat ou à celle où, en pareil jour de fête, ils protégeaient d'attaques éventuelles la procession se rendant à la chapelle de Saint-Tropez située hors les murs. Cette BRAVADE issue des libertés de Saint-Tropez, communion de toute une population dont l'histoire lointaine ou récente n'est qu'héroïsme et fidélité, s'est perpétuée intacte jusqu'à nos jours.
Préparation des jupons et coiffes pour la Bravade.Comme chaque année, les coiffes, jupons, culottes anciennes en dentelles sont amidonnés et tuyautées pour les coiffes, un travail minutieux. Les robes de provençales, bastidanes, paysannes, etc... ainsi que les uniformes de mousquetaires, marins, etc... sont rafraîchis. Vous trouverez ce service à la blanchisserie "Le lavoir" à St Tropez, rue François Sibilli à St Tropez. Les coiffes sont tuyautées à l'ancienne avec des fers d'époques, chauffés sur une flamme comme à l'époque.
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